News des adhérents

Effectivement, ce mot n’a rien d’italien, mais l’invitée de ce nouveau volet va nous permettre d’ouvrir les frontières de l’esprit et du travail vers le Japon. Françoise Potheau est la créatrice de la marque Miyadori-do qui, en japonais, signifie « l'oiseau du palais ». Ses créations sont un peu le Japon, mais son intérêt pour l’Italie la pousse à proposer au-delà des Alpes ses produits à l’esthétique universelle : celle de l’esprit de vie à la japonaise. À Marseille, Françoise Potheau, devenue entre-autres présidente de l’Association Culturelle franco-japonaise, s’occupe de l’enseignement de la langue japonaise et du microcosme des Japonais de Marseille. Il ne nous reste qu’à lui souhaiter « 安全な旅行 », bonne route en japonais !

Tout d’abord parlons de votre activité actuelle. En quoi consiste-t-elle ?
La boutique de la marque Miyadori-do, c’est un peu le Japon : des céramiques, des boîtes pour les repas, les « bento », sont présentées dans un cadre où des estampes japonaises originales de l’époque Edo en créent l’atmosphère. Mon intérêt pour le Japon est d’abord un parcours littéraire, artistique et linguistique. J’ai découvert ce pays avec le Genji monogatari, premier livre écrit par une femme Murasaki Shikibun, dans le Japon du XIe siècle. J’ai été troublée par cette esthétique littéraire et son illustration qui est la quintessence de la beauté japonaise. Mes études d’histoire de l’art à la Sorbonne et à l’école du Louvre à Paris m’ont amenée à étudier « le Japonisme » qui a influencé tout l’art occidental du XIXe siècle et transformé la peinture moderne à partir de Monet, Manet, Van Gogh. Ensuite, j’ai commencé à organiser et à guider des voyages ; je partage ainsi ma vie entre la France et le Japon. Mais c’est le stylisme et la création artistique qui sont ma véritable voie. J’ai donc créé ma marque franco-japonaise Miyadori-do qui fait le lien entre ces deux pays.

Les sacs Miyadori-do sont-ils inspirés des sacs japonais ?
Oui, ils sont élégants, raffinés, mais ils conjuguent aussi l’esprit du Japon à l’esprit occidental. Une base cuir aux couleurs du sud, surmontée de tissu japonais. Les tissus sont japonais et proviennent d’ateliers d’artisans de Kyoto ; la fabrication des sacs est française, ce qui apporte une qualité supplémentaire.

La marque a reçu le Label « pure » de la maison méditerranéenne de la mode.
Je suis très contente de cette reconnaissance. La marque prend son envol avec des projets de diffusion en France et au Japon, des défilés de mode au Musée Cantini à Marseille, au salon The Box à Paris et au Japon : « Collections Françaises » avec Ubi France, « Bonjour France » avec la CCI de Tokyo dans le grand magasin Isetan de Shinjuku à Tokyo.

Et puis il y a eu la création d’une nouvelle marque plus locale.
C’est une nouvelle marque que j’ai appelée Comme les papillons, créée dans l’esprit de la Provence pour répondre à l’identité marseillaise de la marque.

Ce désir de développer votre marque vous pousse, après le Japon, vers l’Italie. Pourquoi cela ?
L’Italie est le pays dans lequel j’aimerais diffuser ma collection, parce que les Italiens sont très sensibles à l’esthétique, et je sais que ma collection de sacs y a déjà été remarquée. J’espère pouvoir participer à des événements sur place. Je suis très intéressée par la ville de Milan et la semaine du design ainsi que par tous les événements de promotion de la mode en Italie.

Quelle est la motivation la plus importante de vos engagements professionnels ?
Le stylisme et la création artistique constituent mon véritable moteur. C’est par plaisir que je développe ma marque.

Pour en savoir plus : Miyadori-do
72, rue Grignan
13001 Marseille
France
+334 91 33 95 99
www.miyadori-do.fr

Questionnaire de Proust

Tout d’abord, quel est le principal trait de votre caractère ?
J’ai un caractère généreux, altruiste, optimiste et persévérant.

La qualité que vous préférez chez les autres ?
Le respect des autres. C’est par cette écoute mutuelle que l’on peut arriver à construire un monde civilisé.

Votre principal défaut ?
Je suis souvent en retard parce que je fais toujours beaucoup de choses en même temps…

Votre idée du bonheur ?
Le bonheur, c’est de faire de chaque jour une réussite « Il n’y a point de chemin vers le bonheur, le bonheur c’est le chemin » : maxime taoïste.

Si vous pouviez être une autre personne ?
Un grand nom de la mode.

Votre chanson de musique italienne préférée ?
J’aime beaucoup Gigliola Cinquetti et toutes ses chansons.

Votre film italien préféré ?
Il y en a beaucoup : Nous nous sommes tant aimés, La Dolce Vita, Le Guépard, Huit et demi, Mort à Venise, Une Journée particulière, l’Avventura… Tout le cinéma du réalisme italien qui rejoint le réalisme dans le cinéma japonais.

Votre actrice italienne préférée ?
Claudia Cardinale, mais aussi Isabella Rossellini.

Votre acteur italien ?
Marcello Mastroianni bien sûr.

Votre plat et votre boisson préférés de la cuisine italienne ?
Les Involtini alla romana ou les pâtes fraîches à l’encre de seiche, un souvenir ému à Venise. Pour la boisson : le limoncello.

Quelle ville italienne vous a le plus impressionné ?
Venise, c’est un peu classique, mais elle reste magique.

Quel monument ou œuvre d’art représente mieux l’Italie ?
Santa Maria del Fiore à Florence : le summum des recherches architecturales.

Ce que vous aimez par-dessus tout chez les Italiens ?
Leur sens de l’esthétique, leur accueil, leur générosité.

Ce que vous détestez par-dessus tout (attention ! honnêtement) chez les Italiens ?
Le côté un peu trop bruyant quand on les rencontre en croisière le soir dans les ports de plaisance !

La couleur que vous préférez ?
Toutes les couleurs à partir du moment où elles s’aiment entre elles et apportent une vibration.

L’auteur italien favori ?
Italo Calvino : si par une nuit d’hiver un voyageur…

Quel est le héros dans la vie réelle qui vous inspire ?
Marco Polo.

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
La capacité à composer de la musique.

La plus importante des vertus ?
La tempérance comme modérateur.

Votre devise ?
Aller de l’avant quoique qu’il arrive.

tinetti

Directeur administratif et financier du groupe Frojo (maison représentant les plus grands noms de l’horlogerie et de la joaillerie), Jean-Paul Tinetti est un cadeau sans prix que l’Italie a fait à la ville de Marseille. Ce Marseillais d'adoption met depuis 2011 son sens du dialogue au service des missions Commerce, Territoire Marseille, Tourisme. « Monsieur Sécurité » – ainsi surnommé par ses pairs en raison de son implication dans la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance et de prévention – est en effet, dans la vie, un homme ayant un grand sens de l’humour.

Un grand sens de l’humour qui lui vient peut-être de sa force à savoir affronter les difficultés. Ce fut le cas en 1978, lorsqu’il devient jeune papa de Sabine, enfant trisomique. Jean-Paul décide alors de quitter sa terre natale d’Ivrea, dans le Piémont, et de s’installer avec sa famille à Marseille, la ville de son épouse, armé ainsi de l'exigence du meilleur pour l'épanouissement de son enfant et de la volonté qu'elle trouve sa place dans la société. Aujourd'hui, il revendique toujours la différence de Sabine comme une opportunité qui a rendu sa vie plus riche, plus intense et plus humaine, grâce surtout à la « niaque » de son épouse et à la présence de ses deux autres enfants. Et cela se voit bien dans son travail. Nous l’avons rencontré…

Monsieur Tinetti, quelques mots tout d’abord sur votre travail à Marseille. En quoi consiste-t-il et comment avez-vous commencé ?
Eh bien, peut-être à continuer à faire rêver les différents chalands de nos diverses boutiques grâce au plaisir d’offrir montres et bijoux aux divers moments importants de la vie. Il y a 40 ans, j’ai quitté le monde industriel du nord de l’Italie (Olivetti) avec comme unité de mesure de masse les « tonnes », pour passer aux « carats » des pierres précieuses. Quelle légèreté…!

Quel rapport entretenez-vous aujourd’hui avec l’Italie ?
Tout simplement ne pas oublier d’où l’on vient.

A quoi vous songez pour nos temps actuels ?
C’est un rêve et une utopie aussi, mais c’est la paix entre les peuples. Et puis, pour être un peu plus réaliste : bonne santé à mon cercle familial et amical.

QUESTIONNAIRE DE PROUST

D’abord, quel est le principal trait de votre caractère ?
La diplomatie.

La qualité que vous préférez chez les autres ?
L’honnêteté et le respect de la parole donnée.

Votre principal défaut ?
L’orgueil

Votre idée du bonheur ?
La liberté et l’amitié.

Si vous pouviez être une autre personne ?
Oui, sans doute un musicien.

Votre chanson de musique italienne préférée ?
Je peux sembler banal, mais c’est « L’italiano » de Toto Cutugno.

Votre film italien préféré ?
Sans hésitation le film de Dino Risi, « Parfum de femme ».

Votre actrice italienne préférée ?
Le naturel de la jeune Claudia Cardinale.

Votre acteur italien ?
Vittorio Gassman.

Votre plat et votre boisson préférés de la cuisine italienne ?
« Risotto à la truffe blanche »

Quelle ville italienne vous a le plus impressionné ?
Hier et toujours, Venise.

Quel monument ou œuvre d’art représente le mieux l’Italie ?
La tour de Pise… elle penche mais ne tombe pas et, de plus, elle nous apprend à nous positionner.

Ce que vous aimez par-dessus tout chez les Italiens ?
La bonne humeur.

Ce que vous détestez par-dessus tout (attention ! honnêtement) chez les Italiens ?
Peut-être l’ego.

La couleur que vous préférez ?
Le bleu, c’est le rêve et l’infini.

L’auteur italien favori ?
Luigi Pirandello et son ouvrage « Un, personne et cent mille ».

Quel est le héros dans la vie réelle qui vous inspire ?
Ce n’est pas tant un héros et son rôle, mais celui/celle qui est « un passionné ».

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
Savoir bien chanter… aux oreilles des autres.

La plus importante des vertus ?
La tolérance.

Votre devise ?
« Tout va bien » et « ne jamais oublier d’où l’on vient ».

Paolo Amadori

Tout a commencé par hasard. La rencontre avec des prestigieux chefs italiens, Lucio Pompili et Gualtiero Marchesi. Puis des expériences à New York et en Australie. Et finalement l’ouverture d’un restaurant gastronomique à Ramatuelle dans le Var que, malgré l’excellent niveau de sa cuisine, le chef aime à définir comme « une jolie TRATTORIA mais de haute qualité ». À déguster sans modération.

Quelle a été l’étincelle inspiratrice qui a provoqué cette passion pour la cuisine ?
Certainement la curiosité infinie qui m’accompagne et me pousse, dans ma vie, à connaître tous les jours un peu plus .

Dans votre parcours professionnel, il y a des étapes importantes : New York, Londres, Luxembourg, Melbourne. Lesquelles ont-elles le plus pesé dans votre parcours professionnel ?
Toutes les étapes ont eu leur importance, chacune à son moment. J’ai seulement essayé de bien choisir une étape après l’autre. On ne peut pas croire que seul le sort nous guide. Il faut bien faire des choix chaque jour dans notre vie. On doit essayer de la contrôler.

Et puis la rencontre avec votre épouse. C’est elle qui vous a fait pencher pour la France ? Pourquoi ce choix ?
Francesca et moi sentions le besoin d’ouvrir un restaurant à nous. La restauration, c’est un choix de vie. On a cherché un bel endroit pour vivre. Quand on a vu La Forge, Francesca a eu le coup de foudre, et nous avons décidé d’acheter le restaurant. Ramatuelle est un coin spécial du monde. Les femmes intelligentes sont toujours plus sensibles pour découvrir la beauté.

Deux pays avec deux visions de la gastronomie mais aussi deux richesses différentes. Dans vos plats, il y a l’exclusivité italienne ou bien aussi une certaine inspiration française ?
Je connais la France depuis une vingtaine d’année et je trouve toujours qu’elle est la terre par excellence pour apprendre la technique e la déontologie de la cuisine. Il n’y a rien de mieux. Par contre, je trouve que l’Italie est encore imbattable en ce qui concerne la quantité de produit de qualité grâce à un vrai artisanat qui encore existe et résiste. Au fond, je ne fais rien de plus que de profiter de l’une et de l’autre pour mettre le mieux dans l’assiette.


Paolo Amadori

QUESTIONNAIRE DE PROUST

D’abord, quel est le principal trait de votre caractère ?
Je suis très méticuleux.

La qualité que vous préférez chez les autres ?
La capacité de s’adapter à chaque situation. Il faut être versatile et capable de comprendre ce qu’il faut faire chaque fois. Il faut presque être capable de donner des réponses avant que les autres pose les questions. C’est un état d’esprit qui n’est pas facile à trouver aujourd’hui.

Votre principal défaut ?
Je suis toujours en retard, mais à la fin de la journée j’arrive à tout faire.

Votre idée du bonheur ?
Ma femme, une excellent bouteille de Champagne et une vue extraordinaire sur la Méditerranée.

Si vous pouviez être une autre personne ?
Au fond, je suis bien avec moi-même.

Votre chanson de musique italienne préférée ?
Il n’y a jamais une seule chanson que l’on préfère dans la vie. Cela dépend du moment. J’adore Zucchero avec Dune mosse mais aussi Lucio Dalla et sa Anna e Marco et encore Paolo Conte avec Bartali.

Votre film italien préféré ?
Je n’aime pas la télévision, c’est la principale mort de l’activité cérébrale des hommes. J’ai vécu plus de 20 ans sans télé à la maison. Mais si je dois choisir un film entre tous, je dirais Amarcord de Federico Fellini (qui plus est, nous sommes originaires de la même région).

Votre actrice italienne préférée ?
Maria Grazia Cucinotta.

Votre acteur italien ?
Antonio De Curtis in arte Totò.

Votre plat et votre boisson préférés de la cuisine italienne ?
Le risotto parmigiano reggiano e tartufo bianco. Comme vin, le Franciacorta Ferghettina ou le Uberti.

Quelle ville italienne vous a le plus impressionné ?
Rome ; sans doute la plus belle ville du monde.

Quel monument ou œuvre d’art représente le mieux l’Italie ?
Il y en a trop pour dire qu’un seul représente l’Italie, et puis l’Italie est une œuvre d’art à ciel ouvert. Comme monument, je dirais Il Duomo de Milano et comme œuvre d’art La Gioconda.

Ce que vous détestez par-dessus tout - attention, répondez honnêtement - chez les Italiens ?
Nous sommes souvent très provinciaux.

La couleur que vous préférez ?
Le bleu.

L’auteur italien favori ?
Moravia, Eco, Pasolini, Pirandello et Verga pourquoi pas, mais il y en a bien d’autres.

Quel est le héros dans la vie réelle qui vous inspire ?
Gualtiero Marchesi pour la cuisine. Michelangelo Buonarroti pour la rationalité. Valentino Rossi pour la combattivité

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
Être femme, pas physiquement mais pour voir et comprendre les choses d’une façon différente.

La plus importante des vertus ?
La sagesse et l’humilité de savoir que l’on arrête jamais d’apprendre.

Votre devise ?
Ordre et méthode.

Loc Mulliez

Ce deuxième volet consacré aux membres de la CCIF de Marseille, nous permet de faire la connaissance de Loïc Mulliez, Directeur de DmcTouch, importante société de promotion touristique au service des professionnels du secteur.

Quelques mots tout d’abord sur votre travail Monsieur Mulliez. En quoi consiste-t-il et comment avez-vous commencé ? Après plus de 20 ans d'expérience de représentation commerciale de réceptifs italiens, qui sont en fait les correspondants locaux des professionnels du tourisme français, je me suis rendu compte que la création d'un consortium italien était la meilleure offre possible à développer auprès de ces agences. En réalité, la complexité et l'immensité du territoire italien, ne permettent pas forcément à un correspondant napolitain d'être pertinent sur Venise, ou en Sicile et vice-versa. DmcTouch, a scrupuleusement sélectionné quelques partenaires régionaux en Italie, notamment en Sicile, dans les Pouilles et à Sorrento (ndr. la coté amalfitaine en Campanie) pour toucher l'excellence sur ces régions. Avec DmcTouch, nous commercialisons aujourd’hui sur le territoire Français leurs marques commerciales et les aidons à s'introduire sur le marché français, ceux-ci étant des artisans de la profession et exerçant à ce jour sur d'autres réalités.

DmcTouch production et l’Italie : une vrai passion donc ? Ma passion pour ce pays, depuis tout petit, a fait que j'ai toujours souhaité développer une offre touristique, sur mesure, hors des sentiers battus, en offrant notamment des lieux nouveaux et inédits. Notre présence régulière sur le terrain fait que nous gagnons en crédibilité vis-à-vis de nos clients agences de voyages française réalisant des groupes (amis, amicales, CE.).

Quels sont vos points forts ? Nos points forts sont de pouvoir offrir des voyages haut de gamme pour des sociétés de renom souhaitant organiser un meeting, un Incentive, un congrès ou tout simplement un évènement en Italie. Nos partenaires sont habitués à gérer des groupes très importants et nous les aidons pour la réalisation du projet et sur le choix des lieux à proposer. Et puis nos clients bénéficient d'un réel suivi, d'un réel conseil pour découvrir la vraie Italie, loin des schémas de tourisme de masse.

Mais Loïc Mulliez et l’Italie, quel type de rapport entretenez-vous avec le Bel Paese ? Je connaissais la région du Latium par des liens familiaux, mais j'ai eu l'opportunité de rester quelques années à Cefalù, à proximité de Palerme. Ce fût une période très enrichissante et surprenante car cette île offre tant de diversités culturelles. Je ne vais pas vous faire l'histoire de la Sicile, il suffit juste de jouir des épisodes de Montalbano pour s'en imprégner. Cette province de Sicile très soignée, riche en paysages bluffant comme, par exemple, la réserve de Vendicari, pas loin de la ville de Noto ou l'Isola delle Correnti, la pointe la plus au sud de l'île. Sans parler de l'attrait gastronomique qui est aussi un critère national, nous le savons tous. La qualité des produits de Sicile (huile d’olive, tomates de Pachino, bottarga, vin...) font qu’au détour d'une visite de vestige, il n'est pas difficile de profiter de la vraie vita !

Vous le savez, cette rubrique c’est aussi une manière de partager les intérêts, les convictions et les passions des hommes et des femmes qui font vivre l’entreprise et qui contribuent aussi au développement de la CCIF de Marseille. Etes-vous prêt pour un questionnaire de Proust à l’italienne ? Sans problème. Allons-y

D’abord, quel est le principal trait de votre caractère ? J’ai un caractère très pointilleux, j'aime les choses bien faites et j’aime les défis à relever.

La qualité que vous préférez chez les autres ? L’honnêteté.

Votre principal défaut ? L’anxiété, car je n'ai pas de patience.

Votre idée du bonheur ? Au bord de l'eau ou en haut d'une montagne, à contempler le paysage, loin de la foule…!

Si vous pouviez être une autre personne ? Skipper ou commandant de bord d'un gros bateau et faire le tour du monde!

Votre chanson de musique italienne préférée ? J’aime beaucoup la band Subsonica de Turin, jeunes et dynamiques que j'ai vu plusieurs fois en concert!

Votre film italien préféré ? Vacanze Romane, sans doute, avec Audrey Hepburn et Grégory Peck. J’adore cette comédie romantique sur l'amour impossible entre une princesse et un journaliste!

Votre actrice italienne préférée ? Valeria Golino.

Votre acteur italien ? Luca Zingaretti car son succès est sans nom, et les scénarios de Camilleri tout aussi surprenants!

Votre plat et votre boisson préférés de la cuisine italienne ? Les casarecce à la Bottarga de thon, si possible à déguster sur le port Marzammemi avec un blanc Angimbé de la coopérative Cusumano près de Trapani.

Quelle ville italienne vous a impressionné le plus ? Matera, en Lucanie, choquante ! Ce n’est pas étonnant qu’elle ait été choisie comme Capitale européenne de la culture pour 2019.

Quel monument ou œuvre d’art représente le mieux l’Italie ? La chapelle Sansevero à Naples et son christ voilé.

Ce que vous aimez par-dessus tout chez les Italiens ? Le sens de l'hospitalité et la culture du service.

Ce que vous détestez par-dessus tout (attention ! honnêtement) chez les Italiens ? La présomption et le goût de l'apparence à outrance, mais parfois cela a aussi son charme, sans excès !

La couleur que vous préférez ? Le noir.

L’auteur italien favori ? Carlo Levi, notamment "Cristo si è fermato a Eboli"! (Le Christ s'est arrêté à Eboli, ndr.)

Quel est le héros dans la vie réelle qui vous inspire ? Kilian Jornet, un sportif professionnel espagnol, spécialiste de ski-alpin, alpinisme, ultra-trail et course en montagne. Quelqu’un de surhumain, gravissant des sommets improbables.

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ? Les mains et les dons de Raffaello.

La plus importante des vertus ? L’humilité.

Votre devise ? Avanti e Forza!

interview-sebastien-500

Ouverture d’esprit et profondeur de regard sur le monde qui l’entoure. Sébastien FRANCES, associé chez LM PRODUCTION de Marseille, nous livre dans cette interview son engagement professionnel et ses convictions les plus profondes. Portrait d’un homme qui sait être drôle et engagé en même temps.

Tout d’abord parlons de votre activité actuelle. Pouvez-vous nous dire quelques mots à ce sujet ? En quoi consiste-t-elle ? Je suis associé depuis plus de six ans maintenant dans une agence commerciale spécialisée dans le développement et la commercialisation de produit de droguerie. Ces produits : insecticides, éponges, lingettes, désodorisants, bougies notamment, sont tous fabriqués en Italie et vendus à la marque de l’enseigne (nous connaissons tous les grandes enseignes d’Hyper et de supermarché). On appelle ces références : « produits à la marque du distributeur (M.D.D.). En fait nous sommes les commerciaux pour la France (et la Belgique) de ces PME italiennes qui n’ont pas de structure pour pénétrer le marché français.

Pouvez vous nous partager les lignes générales du développement futur de « LM production », et nous dire de quelle manière l’Italie rentre dans la stratégie de votre société ? L’Italie est au cœur du développement de l’agence. En effet, nos partenaires industriels avec lesquels nous signons des accords de représentation sur un périmètre donné sont tous italiens. Pourquoi ? Je dirai facilement parce que ce sont les meilleurs dans leur secteur et qu’ils apportent une réelle valeur ajoutée au marché, mais plus rationnellement parce que l’Italie dispose encore d’un tissu de PME (souvent familiales avec un chiffre d’affaires compris entre 40 et 300 M€) qui savent s’adapter aux exigences des marchés externes. Je pense que l’ADN même de l’entrepreneur italien, sa curiosité, son ambition, son écoute mais surtout la flexibilité et la faculté de s’adapter à toutes les situations… même les plus compliquées, tout cela répond pleinement à notre façon d’envisager le marché.

Dans votre parcours professionnel, on peut parler de « période italienne » avec deux années passées à Milan au sein de la société Autogrill. Quel souvenir professionnel vous a marqué le plus dans cette expérience de découverte d’un pays, d’une ville si importante, Milan, capitale économique de l’Italie ? Oui, en effet après dix années passées au siège de Autogrill France à Marseille, ces 2 années avec ma famille à Milan au siège du Groupe ont été un vrai tremplin pour moi. Je ne remercierai jamais assez les managers qui m’ont fait confiance pour mener à bien ce projet. L’immersion complète est une expérience extraordinaire et Milan est une ville très ouverte, internationale, riche culturellement si on se donne la peine de pousser les portes... J’adore cette ville ; la semaine du design est un événement que je recommande à tous. Et la foire l’Artigiano in Fiera, en décembre, est incontournable ; quant aux expositions de design de la Triennale au Parc Sempione, elles sont toujours très variées ! De plus, l’exposition universelle 2015 à Milan a conforté le vrai dynamisme de cette ville. Enfin, parmi les Italiens que j’ai rencontrés, certains sont devenus des amis que je vois toujours, et nos enfants respectifs continuent de se côtoyer ; quelle richesse !

Vous ne manquez pas de faire preuve d’engagement au niveau associatif. Votre histoire personnelle vous a d’abord vu animateur Scout de France, puis secrétaire bénévole de l’association des anciens du Collège de Provence et enfin, depuis quelques années, Administrateur-trésorier, toujours bénévole, de la Chambre de Commerce Italienne pour la France à Marseille. Quelle est la motivation la plus importante de vos engagements associatifs ? Je crois vraiment qu’être Acteur aujourd’hui passe par l’engagement dans la société, c’est ce que je dis à mes enfants et aux jeunes que je rencontre. La vie familiale et la vie professionnelle, qui restent prépondérantes, s’enrichissent grâce aux actions, aux projets que nous pouvons conduire dans le cadre associatif. Là encore, que de rencontres différentes et enrichissantes ! La chambre de commerce italienne permet de marier les projets « Business » bilatéraux Italie/France, au sein d’une structure très bien organisée avec une dimension internationale italienne à laquelle je suis très attaché au quotidien. Les personnes travaillant et animant cette structure sont toutes très professionnelles et dotées de cette richesse de remise en question permanente, ce qui leur permet de s’adapter au contexte environnant. L’activité scoute est essentielle, elle me permet de rester connecté avec les jeunes d’aujourd’hui, qui ont tous des aspirations et des ambitions différentes des nôtres : et heureusement ! Enfin nous avons repris avec 3 amis l’association des anciens du collège Jésuite dans lequel je suis resté 12 ans. Il s’agit là aussi de tenter de créer une passerelle entre les collégiens /lycéens actuellement scolarisés et les étudiants et professionnels. Je crois énormément en cette nécessité de transmission. Ne se nourrit-on pas et ne grandit-on pas grâce aux rapports noués avec les autres ? Dans chacun des engagements j’ai toujours l’impression de recevoir plus que ce que je donne.

Parlons un peu plus de vous, si vous le permettez. Cette rubrique, d’ailleurs, voudrait avoir pour vocation d’être à la fois une fenêtre sur une activité commerciale concernant un membre de la Chambre de Commerce italienne, mais aussi une manière de partager les intérêts, les convictions et les passions des hommes et des femmes qui font vivre l’entreprise et qui contribuent aussi au développement de la CCIF de Marseille. Alors, êtes vous prêt pour un questionnaire de Proust, avec quelques touches à l’italienne ? Avec un grand plaisir

D’abord, quel est le principal trait de votre caractère ? J’ai un caractère altruiste, je fonctionne en mode complètement désintéressé dans ce que je fais, mais je crois beaucoup en la reconnaissance mutuelle sur le long terme.

La qualité que vous préférez chez les autres ? Sans aucune hésitation l’écoute

Votre principal défaut ? J’ai du mal à dire non, et ma femme ajouterait que je suis souvent en retard.

Votre idée du bonheur ? Le bonheur passe nécessairement par la famille dans un endroit simple et sans wifi ! (autant pour mes enfants que pour moi !)

Si vous pouviez être une autre personne ? Un charpentier marin dans l’usine de Carlo Riva sur le lac d’Iseo. D’abord parce que je suis fasciné par les métiers manuels, et puis parce que Riva est pour moi l’emblème du design italien, du savoir-faire industriel combiné au génie du marketing et du luxe.

Votre chanson de musique italienne préférée ? J’aime beaucoup Jovanotti et toutes les chansons de son album « ORA » que j’ai dû écouter en boucle !

Votre film italien préféré ? Un film de Ozpetek : Mine Vaganti, une comédie certes légère mais qui aborde des thèmes plus sérieux dans une famille italienne industrielle des Pouilles : une bombe à retardement !

Votre actrice italienne préférée ? Monica Bellucci évidemment.

Votre acteur italien ? Je reste très contemporain là aussi, mais Nanni Moretti qui combine la casquette d’acteur, de scénariste et de réalisateur, reste sans doute une des personnes qui compte le plus dans le cinéma italien.

Votre plat et votre boisson préférés de la cuisine italienne ? Les agnolotti dans la région des Langhe nature ou aux truffes, quand la saison le permet. Pour le vin, je dirais un Nebbiolo des collines de La Morra.

Quelle ville italienne vous a impressionné le plus ? Milan bien entendu, cette ville a tellement de facettes différentes !

Quel monument ou œuvre d’art représente le mieux l’Italie ? Le Cenacolo sans hésitation, chaque visite est une révélation.

Ce que vous aimez par-dessus tout chez les Italiens ? Leur accueil et leur bonne humeur ; et leur capacité à réaliser l’impossible au travail.

Ce que vous détestez par-dessus tout (attention ! honnêtement) chez les Italiens ? Le respect de la hiérarchie et des nombreux codes présents. Est-ce parce qu’en Italie il n’y a pas de 14 juillet 1789 ?

La couleur que vous préférez ? Le bleu.

L’auteur italien favori ? J’ai un peu honte mais je vais être franc : les auteurs Carducci, De Amicis m’évoquent plus des stations de métro ou des noms de rue. J’ai été très touché par le livre de Primo Levi « Si c’est un homme », et plus contemporain, j’apprécie les analyses du journaliste écrivain incontournable Alberto Toscano que j’ai eu le plaisir d’écouter à Milan en 2009.

Quel est le héros dans la vie réelle qui vous inspire ? Je dis, là encore sans hésiter, ma femme, qui arrive à conjuguer toujours dans la bonne humeur et dans la simplicité sa vie professionnelle (médecin spécialiste dans un grand hôpital marseillais), sa vie familiale (nous avons 4 enfants de 3 à 16 ans !) et sa vie sociale avec son large groupe d’amis.

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ? L’oreille musicale (bon, il paraît que cela se travaille).

La plus importante des vertus ? Le courage pour relever ses propres défis en toute humilité.

Votre devise ? Celle des scouts : « Toujours prêt ».